On a souvent tendance à parler beaucoup plus des passoires thermiques lorsqu’un bien immobilier reste inconfortable alors que la facture énergétique explose.
Avec le réchauffement climatique et les fortes températures en été, de plus en plus de ménages vivent également dans une bouilloire thermique.
Les nouvelles constructions doivent être conformes à la RE2020 qui intègre une notion de confort d’été mais pour les logements anciens, c’est surtout aux habitants (propriétaires, bailleurs et locataires) de prendre diverses mesures.
La première est de choisir des solutions de rafraîchissement naturelles comme des rideaux occultants, stores, volets,… plutôt que de choisir un climatiseur individuel.
Les rénovations énergétiques actuelles sont faites dans le but d’améliorer le DPE d’un logement, mais ne prennent pas en compte la surchauffe de celui-ci.
Un travail de réflexion est donc à envisager sur les problématiques et les solutions à trouver en sachant que toutes les régions ne sont pas exposées à ce risque de surchauffe de la même manière.
Les acteurs du secteur de l’habitat, lors des Assises de la rénovation énergétique et de l’adaptation de l’habitat aux aléas climatiques qui ont eu lieu fin novembre à Paris attendent une adaptation de la réglementation.
Parmi ces adaptations, M. Lorrillard, directeur général d’Antin Résidences (filiale du Groupe Arcade-Vyv), demande que la réglementation se projette sur les décennies à venir. « Les normes actuelles sont pensées pour la situation d’aujourd’hui alors que lorsqu’on construit c’est pour les 50 ans qui viennent. ».
Il met aussi en garde, comme plusieurs autres acteurs, sur les logements passifs jugés trop complexes pour de nombreux occupants. Ces derniers doivent quasiment tous être formés car ce sont des logements trop pointus et trop performants. Ce qui pose la question de l’adaptation de ces logements à la majorité de la population.