L’arrêté du 2 juillet 2026, entré en vigueur le 6 juillet, modifie en profondeur la façon dont les entreprises doivent réaliser et transmettre leur audit énergétique. Si vous êtes propriétaire ou futur acquéreur d’un logement, vous ne vous sentez peut-être pas directement concerné. Pourtant, ces évolutions dans le secteur professionnel révèlent une tendance : la généralisation et le durcissement des exigences sur la performance énergétique, qui pourraient, à terme, toucher de plus en plus de particuliers.
Que contient ce nouveau texte, à qui s’applique-t-il précisément, et pourquoi est-il important de s’y intéresser quand on est particulier ? Voici ce qu’il faut retenir pour anticiper les prochaines étapes de la transition énergétique dans le logement.
L’arrêté du 2 juillet 2026 concerne d’abord les entreprises, et plus précisément les personnes morales soumises à l’obligation d’audit énergétique. Il actualise la liste des informations à transmettre à l'administration via une plateforme dédiée (prévue à l’article L.233-1 du code de l’énergie). Parmi les nouveautés :
L’arrêté revoit aussi la gestion des accès à la plateforme, en créant un nouveau profil d’utilisateur dédié aux organismes certificateurs, afin de renforcer le contrôle et la traçabilité des audits réalisés.
À première vue, ces nouvelles obligations ne concernent que les grandes entreprises. Mais elles illustrent une tendance lourde : une exigence croissante de transparence et de précision sur la performance énergétique, avec un contrôle renforcé des données transmises et de la qualité des audits.
Dans le secteur résidentiel, des diagnostics équivalents existent déjà, comme le DPE (diagnostic de performance énergétique), obligatoire pour vendre ou louer un bien, ou l’audit énergétique pour les logements classés F ou G (passoires énergétiques), lors d’une vente en maison individuelle ou en monopropriété. Si vous êtes propriétaire, bailleur ou acheteur, vous avez donc déjà un pied dans cette logique : rendre compte de la performance énergétique de votre logement, et parfois engager des travaux d’amélioration.
L’évolution réglementaire du côté des entreprises préfigure ce qui pourrait, à moyen terme, se renforcer pour les particuliers : plus de détails exigés dans les rapports, traçabilité accrue, vérification des certifications des professionnels, voire extension des obligations à d’autres types de logements ou de transactions.
La généralisation des audits énergétiques détaillés dans le secteur professionnel est souvent un signal d’alerte sur les futures évolutions pour le logement des particuliers. Déjà, l’audit énergétique est devenu obligatoire pour la vente de maisons individuelles classées F ou G, et il est probable que le périmètre s’étende dans les années à venir. On constate aussi :
De manière générale, tout particulier souhaitant vendre, acheter ou louer un bien doit s’attendre à devoir fournir, dans les prochaines années, des documents de plus en plus précis, contrôlés et comparables à ceux des entreprises.
Face à cette tendance, plusieurs bonnes pratiques se dessinent dès maintenant :
En anticipant dès aujourd’hui une montée en exigences sur la qualité et la précision des diagnostics, vous éviterez de mauvaises surprises lors d’une vente ou d’une location, et valoriserez durablement votre bien.
Si l’arrêté du 2 juillet 2026 cible d’abord les entreprises, il marque une nouvelle étape vers plus de rigueur et de contrôle dans la gestion énergétique des bâtiments. Pour les particuliers, cette évolution est un signal : se préparer à des diagnostics plus détaillés, à des exigences accrues lors des ventes et locations, et à une traçabilité renforcée. Mieux vaut anticiper ces évolutions pour rester serein dans ses projets immobiliers, et profiter des conseils d’experts du diagnostic pour s’y retrouver dans un environnement réglementaire en constante évolution.